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La femme seule de Jules Breton : une représentation du sensible entre archétype et réalité rurale – Communication le 3 octobre 2026 par Aurélie Civatte

Jules Breton, La fileuse, 1872, huile sur toile, 45,7 x 33 cm, Tulsa, musée d’art de Philbrook.

La figure de la femme seule dans l’œuvre de Jules Breton n’est pas simplement anecdotique : elle représente un motif central à la fois esthétique et stratégique. L’étude s’intéresse à la façon dont ces représentations rurales de la féminité oscillent entre observation réaliste et construction idéalisée. Elle interroge ainsi la fonction de ces images : s’agit-il de portraits de femmes réelles ou d’archétypes façonnés pour répondre aux attentes d’un public bourgeois ? Elle souligne l’influence du regard urbain sur l’élaboration de ces figures paysannes.

La recherche explore ensuite les dimensions émotionnelles et poétiques de l’œuvre de Breton. Ces femmes seules apparaissent alors comme des figures de solitude, d’introspection et de nostalgie, dépassant le simple registre du pittoresque. Enfin, ce travail se penche sur le marché de l’art : il analyse les stratégies de diffusion mises en place par Breton et montre comment l’imaginaire rural qu’il propose a séduit les collectionneurs, notamment américains, en quête d’une vision idéalisée et intemporelle de la France. En définitive, la femme seule chez Jules Breton est bien plus qu’un motif décoratif : elle devient un point d’articulation entre esthétique et émotion, mémoire et stratégie, traduisant les sensibilités et les enjeux sociaux du XIXᵉ siècle.

Jules Breton, Le Soir, 1860, huile sur toile, 90 x111,6 cm Paris, musée d’Orsay.

L’intervenante

Aurélie Civatte est élève en master de Conservation Préventive à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, après un master de recherche en Histoire de l’Art du XIXe siècle dans la même institution. Ses deux mémoires, dirigés par Catherine Méneux et soutenus avec la mention très bien, portaient respectivement sur la figure féminine chez Jules Breton et sur la réception critique de l’œuvre de Camille Claudel en collaboration avec la Galerie Malaquais.

Communication le 3 octobre 2026 à 17 heures, salle Walter Benjamin (INHA, rez-de-chaussée).


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Brice Leibundgut (4 septembre 2026). La femme seule de Jules Breton : une représentation du sensible entre archétype et réalité rurale – Communication le 3 octobre 2026 par Aurélie Civatte. Société de l’Histoire de l’Art Français (SHAF). Consulté le 8 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16q8g


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